Vendredi 8 Août 2008
Vidéo de la cérémonie de remise de matériel aux Daaras.
Lorsque vous parlez de talibé, la première chose qui vient à la tête d’un sénégalais est « mendiant » ce qui détourne le mot de son vrai sens « étudiant ». Ceci est du en partie au fait que ces enfants sont si présents dans la vie des sénégalais que l’on se demande si vraiment ils ont le temps d’étudier vu la durée qu’ils passent à mendier dans les rues.
Cette mendicité, forcée, expose ces enfants à tout type de risques.
Pour pouvoir collecter la somme journalière imposée par le maître coranique, les enfants sont prêts à tout faire et certains iront jusqu’au vol tandis que d’autres iront livrer des colis avec un contenu inconnu pour des gens qu’ils ne connaissent pas en échange de quelques pièces. Il n’est pas rare dans certaines zones de la capitale de croiser des talibés qui vous avoueront facilement rendre des services à certaines personnes pour pouvoir compléter leur versement journalier. Une question se pose : Que font ils si malgré tout ils n’arrivent pas à collecter la somme requise ?
Au meilleur des cas, les talibés rentrerons en ayant dans la tête qu’ils seront battus avec pour consolation d’avoir un toit au dessus de leur tête, ou de ne pas être les seuls dans cette situation.
Certains, se contenteront de ne pas rentrer en espérant pouvoir compléter le lendemain la somme pour les deux jours.
D’autres fuiront et ne rentreront pas chez eux de peur de se perdre en route. Ce sont ces talibés qui errent dans les rues et que l’on surnomme « Fakhman » (Déserteur) qui se regroupent en clans et sont maintenant prêts à tout faire pour trouver de quoi se nourrir car il s’agit dorénavant de leur survie. Ils deviennent donc des délinquants, des drogués, des pickpockets ou pire des agresseurs.